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Complément à l'interview de Dominique Vernay [Thales]

Les radars passifs
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Puissantes, mais ponctuelles et repérables, les installations de surveillance radar peuvent être contournées par les appareils furtifs : géométrie calculée pour renvoyer les ondes dans des directions différentes de celles du radar, vol lent et à faible altitude. Les cibles furtives se faufilent entre les mailles d’un filet qu’elles connaissent bien. Ces mailles peuvent cependant se resserrer et devenir elles-mêmes… invisibles ! C’est le radar passif.

Le principe

Les radars passifs utilisent des « émetteurs d’opportunité », comme les antennes qui diffusent par ondes aériennes les signaux de télévision ou la bande FM de la radio. Tout comme celles des radars classiques, ces ondes sont réfléchies par la cible et il est possible de retrouver leur écho parmi ces signaux.



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L'interview de Dominique Vernay

Le lidar détecteur de turbulence

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Le département Electromagnétisme et radar de l'Onera

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Les avantages

  • La fréquence des signaux utilisés est plus basse que celle des radars classiques : radio FM (88-108 MHz) et télévision (400 à 800 MHz). Or, plus cette fréquence est basse, plus la cible semble avoir une surface importante. Le système est donc adapté à la détection d’objets volants de petites tailles.
  • La fréquence plus basse des signaux et leur portée limitée par rapport au radar classique orientent ces systèmes vers la détection de cibles se déplaçant lentement et à basse altitude, qui peuvent caractériser des intrusions furtives.
  • L’absence d’émission active donne au système un caractère discret et adapté à la surveillance des zones frontalières.
  • Aucun problème de compatibilité électromagnétique.
  • Enfin, les limitations imposées par la réglementation aux plages du spectre électromagnétique allouées aux applications radar favorisent l'emploi de cette méthode.

Les difficultés

  • Les réflexions multiples et les compensations qui complexifient le traitement des signaux.
  • La puissance de calcul nécessaire. Alors que le principe du radar passif est connu depuis les années 1920, l’extraction du signal est demeurée un problème insurmontable avant la récente montée en puissance des calculateurs. Avec 100 GFlops, ou cent milliard d’opérations en virgule flottante par seconde - puissance de calcul disponible depuis trois ou quatre ans, le traitement en temps réel est devenu possible.
  • L’évolution des signaux TV et radio de l’analogique vers le numérique, ce qui modifie les calculs d'analyse, mais offre en revanche de nouvelles perspectives.

Le développement industriel

Il existe encore peu d’acteurs industriels dans ce domaine émergent. Cependant, la situation pourrait évoluer rapidement.

Installation du système de réception d'un système radar passif

 

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Mis à jour le 15 octobre 2008 - © ONERA 2009 - Crédits et conditions d'utilisation