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13.04.2010 - Evénement

Salle comble pour les nanotubes et l'opto-électronique

L’Onera, pionnier dans les nanotubes de carbone, a réuni un colloque scientifique sur le sujet les 8 et 9 avril 2010. Objectif : faire le point sur les premières applications opto-électroniques.

Les 8 et 9 avril 2010, l’Onera organisait, conjointement avec le laboratoire de photonique et de nanostrutures du CNRS (LPN) et sous l’égide de la Société Française d’Optique, de C’Nano, et du GDRI Graphene-Nanotubes, un colloque scientifique sur le thème des applications opto-électroniques des nanotubes de carbone, dans le but d’échanger et de faire un point d’étape sur ce matériau aux propriétés prometteuses.

 

L’Onera est en effet à la pointe dans ce domaine grâce à la complémentarité de deux de ses expertises, l’optique quantique et les nanotubes. Rappelons qu’Annick Loiseau, directrice de recherche à l’Onera et pionnière des nanotubes, a obtenu en 2006 pour ses travaux la médaille d’argent du CNRS. Parmi les acteurs internationaux du domaine qui étaient présents : le CEA, le Japan National Institute for Materials Science, ou l'American Institute of Aerospace.

Quelles pourraient être les applications opto-électroniques des nanotubes de carbone ?
Plusieurs applications intéressent les industriels (Thales, ULIS, NanoMix) ou les institutionnels (la Délégation générale de l’armement DGA, l’American Institute of Aerospace). Dans le domaine de la détection infrarouge par exemple, les nanotubes permettraient de développer de nouvelles caméras pour de détecter les fuites thermiques des immeubles, ou alors de détecter une présence vivante dans la nuit. Dans le domaine de l’électronique, ils permettraient de fabriquer des transistors miniatures constitués d’un seul et même nanotube. Enfin, dans le domaine de la chimie, les biocapteurs existent déjà et la détection de gaz dangereux est envisagée.

Où en est-on aujourd’hui ?
Selon Riad Haidar, ingénieur de rechercheà l’Onera et co-organisateur du colloque: « le moment fort a été la confirmation et l’explication publique de ce que l’on chuchotait ici et là. Dorénavant, nous avons le mode d’emploi pour manipuler plus facilement ce matériau qui était si peu adaptable il y a encore 3 ou 4 ans : on peut désormais le trier, le déposer, le contacter, le purifier, et le faire entrer en salle blanche pour lui appliquer tout l’arsenal technologique de la micro-électronique et de la nanophotonique. Autant de possibilités qui ouvrent véritablement la voie aux applications optoélectroniques auxquelles on pensait sans trop y croire ».

Ces journées ont attiré des scientifiques d’horizons divers, et les papiers présentés feront l’objet d’une publication aux comptes-rendus de l’Académie des Sciences.