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DCPS - Conception et évaluation des performances des systèmes

Radar TLP - Radar Très Longue Portée

Un enjeu de défense nationale inscrit au Livre Blanc 2008

 

Face à l’extension du nombre de pays proliférants, il apparaît depuis quelques années important d’élargir la notion de défense aérienne à la menace constituée par les missiles balistiques de théâtre. L’alerte avancée, qui consiste à détecter au plus tôt la menace, est la première brique d’une chaîne d’actions/réactions permettant de faire face à la menace balistique tactique moyenne portée (jusqu’à 3000 km de portée).

 

C’est la prise de conscience très tôt par la DGA de ce besoin qui l’a conduit à lancer le PEA « Alerte avancée et DO pour DAMB », avec comme objectif d’étudier la faisabilité d’un radar d’alerte avancée. Ce besoin a été confirmé en 2008 dans le « Livre blanc 2008 sur la défense et la sécurité nationale », avec l’inscription du radar TLP parmi les moyens devant permettre de se prémunir de la menace balistique tactique moyenne portée. 

 
Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

Le PEA sur l’alerte avancée par radar TLP a été confié en janvier 2007 aux co-traitants Thales et Onera, le département DCPS étant maître d’œuvre des travaux Onera.

Conformément aux missions rappelées dans le Livre Blanc, le radar TLP doit permettre de :

- Contribuer à la surveillance de la prolifération des missiles balistiques. A travers cette mission, il répond donc à l’axe stratégique « renseignement » défini par le Livre Blanc 2008

- Déterminer l’origine des tirs, et ainsi renforcer l’autonomie d’information, et donc de décision renforçant la crédibilité de la dissuasion

- Favoriser l’alerte aux populations et aux troupes déployées (suivant le déploiement retenu pour le radar) 

 
 

Figure 1 : exemple de concept de radar TLP, visualisation de la nappe de veille et de la mise en poursuite d’un missile.
Figure 1 : exemple de concept de radar TLP, visualisation de la nappe de veille et de la mise en poursuite d’un missile.

Cette étude s’est déroulée suivant plusieurs étapes :

  • Une première étape a consisté en l’analyse des menaces types pour lequel le radar sera dimensionné, ainsi que de son environnement. Elle a permis de fédérer les compétences de différents départements de l’Onera afin de définir un catalogue de menaces couvrant la gamme en variété et portée des menaces entre 600 et 3000km de portée. Le département DCPS a mis en œuvre sa connaissance des paramètres de conception des engins en se basant sur les caractéristiques aérodynamiques fournies par le département DAAP, le département DEMR étant en charge des calculs de signature SER. En terme d’environnement, le département DEMR a caractérisé l’environnement électromagnétique.
  • Dans le cadre de la deuxième étape, différents systèmes radars candidats ont été proposés, étudiés et évalués. Ainsi, un système bistatique a été envisagé, sur la base de l’expérience du système GRAVES développé par l’Onera, des systèmes monostatiques aux caractéristiques variées ont également été étudiés, avec des degrés de modularité variables. DCPS a ensuite largement contribué à l’évaluation des systèmes proposés vis-à-vis des missions spécifiées, en évaluant la précision de pistage, de restitution des points de tir et d’impact notamment (cf. figure 2). DCPS a contribué aux évaluations de performances liées à l’insertion du système radar TLP dans le système d’alerte avancée et de DAMB.

Figure 2 : simulation du pistage d’un concept de radar TLP
Figure 2 : simulation du pistage d’un concept de radar TLP

Figure 2(bis) : Ellipses d’incertitude sur la restitution du point d’impact au cours de l’acquisition des mesures
Figure 2(bis) : Ellipses d’incertitude sur la restitution du point d’impact au cours de l’acquisition des mesures

  • Après la sélection par la DGA d’un des concepts parmi ceux étudiés, la troisième phase a consisté à définir et concevoir plus finement le concept retenu, en collaboration étroite entre Thales et DEMR. A la fin de cette phase, DCPS a pu à nouveau mettre en œuvre les outils d’évaluation de performances déjà utilisés au cours de la deuxième phase.

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