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Lâché de poids

Les accéléromètres ultra-sensibles permettent de mesurer les infimes accélérations que subissent les satellites en orbite. En éliminant ces perturbations naturelles ils contribuent à calculer le champ de gravité, les micro-vibrations ou encore à la réalisation de missions de physique fondamentale dans le domaine de la relativité et de la gravitation.


Accéléromètrie ultra-sensible pour les applications spatiales
- La tour de chute libre à Brême (Allemagne) - Bremen Drop Tower
(DMPH : B.Foulon)

Cœur d'un accéléromètre ultra-sensible comprenant une masse d'épreuve entourée d'une cage en silice dorée supportant les électrodes pour la lévitation électrostatique.
Cœur d'un accéléromètre ultra-sensible comprenant une masse d'épreuve entourée d'une cage en silice dorée supportant les électrodes pour la lévitation électrostatique.

D'importantes conclusions peuvent être tirées de ces mesures quant à l'étude des climats, de l'orbite des satellites ou de la navigation des avions.

Le cœur des accéléromètres ultra-sensibles est constitué d'un parallélépipède rectangle de 72 grammes de titane* (appelé masse d'épreuve) en lévitation électrostatique à moins de deux dixièmes de millimètres des parois du cube de verre de silice** qui l'emprisonne.

C'est en mesurant les infimes variations de ce champ électrostatique*** qu'il est possible de déterminer les accélérations que subit la masse d'épreuve. Le cœur de l'accéléromètre est lui-même confiné dans une boîte de six kilos composée d'électroniques et d'armatures. La position de la masse d'épreuve est en permanence réajustée au centre de son espace par un ensemble d'électrodes réparties sur les six faces. Les tensions appliquées ne dépassent pas 50 volts.

Avant d'envoyer les accéléromètres dans l'espace ils sont lâchés d'une hauteur de cent vingt mètres à la tour de Brême en Allemagne afin de les tester en état d'impesanteur.

01.12.2008