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Centre Midi-Pyrénées / Toulouse

Histoire

Les opérations de décentralisation réalisées au cours des années soixante ont conduit à l’implantation d’un certain nombre d’organismes et d’établissements aéronautiques et spatiaux à Toulouse, au nombre desquels l’ENSAE (Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace).

Novembre 1968 : début du chantier de construction du CERT
Novembre 1968 : début du chantier de
construction du CERT
Novembre 1968 : le bâtiment des moyens communs
Novembre 1968 : le bâtiment des moyens communs

A cette époque, la vie du Centre ONERA Toulouse est indissociablement liée à la présence toulousaine de l’ENSAE. En effet, la création d’un centre de recherche associé à cet établissement d’enseignement constituait une des propositions avancées par l’Ingénieur Général, Marc Pélegrin, en charge du dossier de décentralisation en 1968. L’idée était de doter l’Ecole d’un centre de recherche afin de favoriser, à terme, les échanges entre enseignement supérieur, recherche et industrie à l’instar du modèle américain que constituaient le Draper Laboratory et le Lincoln Laboratory eux-mêmes associés au M.I.T. (Massachussetts Institute of Technology).

Le CERT en 1969
Le CERT en 1969
Mai 1970 : Montage de la sphère – réservoir sous vide, qui est devenu l'élément d'identification du CERT en Région
Mai 1970 : Montage de la sphère – réservoir sous vide, qui est devenu l'élément d'identification du CERT en Région

Ainsi, différents laboratoires français vont être peu à peu regroupés en un ensemble initialement appelé CERT (Centre d’Etudes et de Recherches de Toulouse). Bien que rattaché à l’établissement public industriel et commercial, ONERA, le centre jouit dès sa création d’une large autonomie.

Sa mission est double :

  • apporter à l’école des compétences en matière de recherche et des moyens techniques
  • contribuer à l’enseignement initial et à la formation continue des ingénieurs et futurs ingénieurs.


Pour lui permettre d’atteindre les objectifs fixés, on donne aux activités du centre un caractère multidisciplinaire en adéquation avec les matières enseignées à l’ENSAE.

Ainsi, autour du premier département créé en 1968, le DERA (Département d’Etudes et de Recherche en Automatique) se constitue très rapidement sous l’impulsion du CNES, le DERTS (Département d’Etudes et de Recherches en Technologies Spatiales). S’y adjoindront par la suite le DERMO (Département d’Etudes et de Recherches Micro-Ondes), le DERAT (Département d’Etudes et de Recherches en Aérothermodynamique), le DERO (Département d’Etudes et de Recherches d’Optique), le DERMES (Département d’Etudes et de Recherches en Mécanique Energétique des Systèmes) et le DERI (Département d’Etudes et de Recherches Informatique).

Décembre 1980 : Vue aérienne après extension de la 3e dent et construction du centre de calcul
Décembre 1980 : Vue aérienne après
extension de la 3e dent et construction
du centre de calcul
Juin 1985 : Marc Pélegrin pose la première pierre d'un nouveau bâtiment en forme de "boulon"
Juin 1985 : Marc Pélegrin pose la première pierre d'un nouveau bâtiment en forme de "boulon"

L’organisation du Centre sur la base de ces sept départements sera particulièrement opérationnelle pendant trente ans tant au niveau de sa collaboration avec l’ENSAE, devenue SUPAERO et tout récemment l'ISAE, qu’en ce qui concerne ses liens avec l’industrie. Au cours de ces trois décennies (1970 – 2000), le centre a financé en grande partie ses activités et a traité parfois jusqu’à plus de 200 contrats par an.

1988 : le CERT a 20 ans
1988 : le CERT a 20 ans
1988 : le CERT a 20 ans

Cependant, au cours des années 90, l’évolution de la recherche en Europe et aux Etats-Unis oblige l’ONERA à repenser son organisation. Le domaine de la recherche se mondialise et s’organise désormais autour de mises en commun de moyens matériels, humains et de savoir-faire partagés. Une intensification des relations et des échanges internationaux est particulièrement notable à partir de cette époque.

Ce besoin de réorganisation s’impose également face aux évolutions des activités aérospatiales et militaires, par exemple la professionnalisation dans le secteur de la défense, la réduction des budgets qui en découle et les efforts de rigueur demandés à l’ONERA en matière de gestion.

Les exigences de cette nouvelle configuration impliquent de redéfinir plus nettement la position du centre de Toulouse au sein de l’ONERA.

En 1997, les activités de l’ONERA sont intégrées dans une nouvelle logique d’organisation. Elle se traduit pour le centre de Toulouse par sept nouveaux départements :

  • DCSD   :  Département de Commandes des Systèmes et Dynamique du vol (ex-DERA)
  • DCPS   :  Département Conception et Evaluation des Performances des Systèmes (qui succède en 2011 au DPRS - Prospective et Synthèse)
  • DMAE  :  Département des Modèles pour l’Aérodynamique et l’Energétique (fusion des anciens DERMES et DERAT)
  • DEMR  :  Département d’Electromagnétisme et Radar (ex-DERMO)
  • DOTA   :  Département d’Optique Théorique et Appliquée (ex-DERO)
  • DTIM    :  Département de traitement de l’Information et Modélisation (ex –DERI)
  • DESP   :  Département Environnement Spatial (ex DERTS)


Deux nouveautés majeures accompagnent la refonte de ces départements. Ils acquièrent une large autonomie en matière de gestion administrative et financière. Ils sont placés dorénavant sous l’autorité d’un directeur technique général, rattachés à la direction scientifique générale, elle-même est divisée en quatre branches :

  • Mécanique des fluides et énergétique
  • Physique
  • Matériaux et Structures
  • Traitement de l’information et systèmes


Ils s’inscrivent parmi les seize départements, tous centres confondus, que compte aujourd’hui l’ONERA.

Depuis 2003, les sites de l'ONERA Toulouse et du Fauga-Mauzac sont gérés sous une même identité : Le centre ONERA Midi-Pyrénées

2010 : Le site de Toulouse de l'Onera Midi-Pyrénées
 

 

 

 


 

2010 : Le site de Toulouse de l'ONERA Midi-Pyrénées