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L'aérostation

Le ballon captif d'observation "Caquot", appelé aussi "saucisse"L’Etablissement Central de l’Aérostation Militaire est créé à Meudon en 1877. L’ensemble du matériel aérostatique militaire français y est conçu, réalisé et expérimenté, et les hommes formés à son utilisation. Militaires ou savants, d’éminentes personnalités contribuent au rayonnement de ce tout premier centre de recherches et de constructions. Ils marquent de leur empreinte les progrès de l’aéronautique : Charles Renard, Ferdinand Ferber et Albert Caquot sont de ceux-là.

 

© Musée de l'Air et de l'Espace
Le ballon captif d'observation "Caquot", appelé aussi "saucisse"

Sortie d'un ballon du hangar Y, par une compagnie d'aérostiers, en 1880
© Musée de l'Air et de l'Espace
Sortie d'un ballon du hangar Y, par une compagnie d'aérostiers, en 1880.

Charles Renard (1847-1905)

Charles Renard : savant, directeur de l'Établissement Central de l'Aérostation Militaire, de 1877 à 1903



 

 

 

 

 

 

©  Musée de l'Air et de l'Espace
Charles Renard : savant, directeur de l'Établissement Central de l'Aérostation
Militaire, de 1877 à 1903

Le dirigeable "la France", dans le hangar Y, en 1884

 

 

 

 

 

 

 

©  Musée de l'Air et de l'Espace
Le dirigeable "la France", dans le hangar Y, en 1884

 

 

IL est le premier directeur de l’établissement. Il mène des actions sur deux fronts :

Il modernise l’équipement existant en l’adaptant aux contraintes du terrain. L’efficacité du nouveau matériel d’aérostation est prouvée en quelques années seulement.

 

 

 

 

 

 

Charles Renard veut faire progresser la navigation aérienne. La dirigeabilité aérienne est un point faible des aérostats. Il y travaille, aidé de son adjoint, Arthur Krebs. Les deux hommes conçoivent et réalisent un dirigeable fusiforme de 1 864 m3, baptisé "La France", long de 50,4 mètres et d’un diamètre de 8,4 mètres. Doté d’un gouvernail pour les manoeuvres, il est propulsé par une hélice entraînée par un moteur électrique de 100 kg délivrant une puissance de 8,5 CV. Le 9 août 1884, à une vitesse de 19,8 km/h, Renard et Krebs font à Meudon le premier voyage aérien en circuit fermé. Parti du hangar Y et piloté par ses deux inventeurs, "La France" effectue un virage au-dessus de la ferme de Villacoublay puis revient à son point de départ. L’opinion publique, jusque là incrédule, s’enthousiasme pour ce nouveau genre de locomotion.

Albert Caquot (1881-1976)

Albert Caquot : Constructeur aéronautique, il fut président de l'Académie des Sciences de 1952 à 1961

 

 

 

 

 

 

 

 

© Musée de l'Air et de l'Espace
Albert Caquot : Constructeur aéronautique, il fut président de l'Académie des Sciences de 1952 à 1961.

Lieutenant aérostier, il réalise en 1914, un modèle de ballon captif fuselé et équipé de stabilisateurs arrières, capable de tenir à des vents de 90 km/h. Egalement appelé "saucisse", le "ballon Caquot" place la France au premier rang des nations dans le domaine de l’observation aérienne. Durant la Grande Guerre, l’atelier aérostatique de Chalais fabrique des "ballons Caquot" pour toutes les armées alliées.

Les apports d’Albert Caquot à l’aéronautique sont inestimables : point du moteur à hélice, ouvrent des innovations techniques, dont certaines mises au point dans la soufflerie de Gustave Eiffel, fondation de plusieurs Instituts de Mécanique des Fluides, dont celui de Lille, qui rejoindra l’ONERA en 1986. En 1939, la direction de toutes les sociétés nationales d’aviation lui est confiée. Il préside le conseil scientifique de l’ONERA de 1949 à 1961.

Dans le grand atelier aérostatique de Chalais, en 1916

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Musée de l'Air et de l'Espace
Dans le grand atelier aérostatique de Chalais, en 1916.