Allez au contenu, Allez à la navigation

RSS

L’Onera, un moteur sur le plateau de Saclay

Regards croisés sur l’impact du plan Campus sur l’Onera : Jacques Lafaye, Chargé de mission auprès du Président et Emmanuel Rosencher, Directeur scientifique de la branche Physique livrent leurs réflexions sur le sujet.

L’Onera est présent sur le site de Palaiseau depuis 1947. Sur les 12 domaines scientifiques qui seront présents sur le Campus, l’Onera est un acteur pour 10 d’entre elles.

Quel sera l’impact du plan Campus sur l’Onera ?

Jacques LafayeJacques Lafaye : Le plan Campus, dont nous sommes un des 23 membres signataires, stimulera fortement toutes les collaborations scientifiques. 12 disciplines scientifiques sont représentées sur le Plateau de Saclay et l’Onera est un acteur à des degrés divers pour 10 d’entre elles (sauf la biologie et l’ingénierie du vivant), ce qui illustre notre pluridisciplinarité.

Notre site sur le Plateau avait vocation à croître puisque nous souhaitons à terme ne conserver que deux sites en Ile de France, Meudon et Palaiseau. Nous n’avons en effet pas attendu le plan Campus pour décider de l’agrandissement de ce site dont les effectifs vont doubler à court terme. Un nouveau bâtiment de 9 400 m2 sera ainsi inauguré en septembre 2010.

Par ailleurs, les relations avec d’autres partenaires du plateau ont commencé avant le plan Campus proprement dit : le laboratoire commun Sondra (Onera - Supelec - Singapour) dès 2004, le Triangle de la physique en 2007.

Emmanuel RosencherEmmanuel Rosencher : L’Onera ne pouvait pas être absent de ce lieu où nous avons déjà tissé de nombreux partenariats scientifiques, aussi bien dans des domaines amont (le Triangle de la physique) qu’appliqués (le Pôle System@tic). La Branche Physique est concernée au premier chef par les développements sur le plateau de Saclay : par exemple notre département en optique théorique et appliquée sera à proximité d’autres centres de recherches comme l’Institut Charles Fabry , le LOA (laboratoire d’optique appliquée,) le LOB (laboratoire d’optique et biosciences), le LULI (laboratoire pour l’utilisation des lasers intenses), etc.

De plus, avec l’arrivée conjointe du LPN (laboratoire de photonique et de nanostructures) et l’IEF (Institut d’Electronique Fondamental), le plateau va devenir un des hauts lieux des nanosciences au niveau mondial, ce qui va renforcer les activités du département en optique théorique et appliquée ou de celui de mesures physiques. La proximité géographique, l’effet "cafetaria" sont des atouts supplémentaires dans les relations et nos chercheurs piaffent d’impatience avant de se retrouver dans ces lieux où la science avance. Nous allons passer à la vitesse supérieure !

Outre le développement des relations scientifiques, voyez vous d’autres enjeux ?

Jacques Lafaye : Les relations industrielles se développeront aussi. Valoriser la recherche est une motivation du plan Campus, réaffirmée dans le Grand Emprunt. C’est un point essentiel pour l’Onera, dont l’une des missions concerne les applications de la recherche en collaboration avec l’industrie. Le plateau de Saclay aura un rôle attracteur d’entreprises, y compris des PMI, il y aura donc de nouvelles opportunités de développements communs.

Emmanuel Rosencher : Dans le domaine de la physique et de l’optique, nous collaborons déjà avec de très nombreuses PMI, comme Phasics, Leosphere, Fastlite,… et avec des grands groupes comme Thales TRT. Les relations industrielles ne peuvent que se renforcer et s’élargir avec, par exemple, l’arrivée de Horiba/ Jobin-Yvon. L’attractivité du Campus pour des étudiants du monde entier nous permettra d’attirer les meilleurs étudiants pour des thèses et des post-doc et de créer un vivier d’étudiants pour recruter nos futurs ingénieurs-chercheurs.

Pensez vous que l’Onera gagnera en notoriété ?

Jacques Lafaye : Le brassage par le plan Campus des disciplines et des compétences améliorera notre visibilité auprès des chercheurs et des entreprises. Nos futurs partenaires réaliseront que nous sommes au cœur de sujets très actuels. L’environnement avec des objectifs de diminution de la consommation des moteurs et de réduction du bruit en est un exemple. Notre appartenance à un ensemble de rang mondial avec les autres acteurs du plan Campus comme l’Ecole Polytechnique, Centrale, Supelec, HEC, le CEA, le CNRS… augmentera à l’évidence notre visibilité et notre notoriété.

Emmanuel Rosencher : De nombreux ingénieurs Onera enseignent déjà dans les grandes écoles comme Polytechnique, IOGS, Sup Elec… Notre développement sur le Plateau de Saclay facilitera leur tâche. Ils pourront encore mieux développer les contacts avec les étudiants, les convaincre de travailler avec nous ; c’est important car la compétition entre les centres de recherche pour attirer les meilleurs talents s’est récemment fortement accrue, du fait de la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques.