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Calculs, soufflerie, essais au sol et en vol pour garantir la sécurité

Le flottement : mieux vaut prévenir que guérir

1946, renaissance de l'aéronautique française. De nouveaux avions aux performances inédites prennent leur envol. Certains sont endommagés voire détruits en vol.

L'ONERA est appelé à se pencher sur le problème. Souvent responsable : le flottement, un phénomène de vibration de l'aile ou des empennages, d'origine aérodynamique, qui s'amplifie et peut déformer la structure jusqu'à sa ruine.

L'ONERA a appris à prédire, sur chaque nouvel aéronef, les conditions d'apparition du flottement afin de définir un domaine de vol sûr, ou même de faire modifier la structure.

Aujourd'hui, l'ONERA a la confiance d'Airbus sur ce thème critique : calculs et essais en soufflerie en phase de conception, essais de vibration au sol avant le premier vol.

L'ONERA fournit également les procédures d'identification et les outils d'analyse du comportement de l’avion soumis aux essais en vol d’ouverture de domaine et de certification.

 

 

 




Les essais de vibration au sol : derniers tests avant envol

Un évènement important dans la vie d’un avion de transport est celui qui précède le vol inaugural : ce sont les essais de vibrations au sol ou GVT – Ground Vibration Testing.

Ces essais, en ce qui concerne la gamme Airbus, sont effectués par une équipe de l’ONERA, associée à une équipe de son homologue allemand le DLR.

Pour ce véritable check-up structural, l’avion est secoué en tous sens avec des actionneurs selon des modes qui le font vibrer. Des centaines de capteurs (accéléromètres) mesurent les réponses aux différentes excitations. Des giga-octets de données sont analysées sur site et transmises à l’avionneur qui pourra alors recaler son modèle numérique et vérifier par simulation que l’avion est effectivement prêt à voler en toute sécurité.

25.09.2015