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Préface de Bruno Sainjon, président de l'ONERA

En 1946, l’État crée l’ONERA comme instrument d’une politique ambitieuse visant l’excellence de notre industrie aéronautique et de notre Défense. Il place l’ONERA sous la tutelle unique du ministère de la Défense. Afin d’assurer à la France un niveau d’excellence scientifique et technologique au tout premier niveau mondial dans l’aéronautique civile et militaire, il lui donne entre autres missions celles de développer et d'orienter les recherches dans le domaine aéronautique, deconcevoir, réaliser, et mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'exécution de ces recherches et d'en favoriser la valorisation par l'industrie. Ces missions seront quinze ans plus tard élargies à la dissuasion et au spatial, en lien étroit avec la DMA (devenue DGA) et le CNES créés par le Général de Gaulle.

Des pépites “ONERA inside”

TOUS les grands programmes civils et militaires (aviation de chasse et de transport et leurs équipements, missiles tactiques, missiles de la force de dissuasion, hélicoptères, drones, lanceurs, satellites, surveillance de l’espace…) qui ont donné à notre industrie, et à travers elle à la France et à l’Europe, sa force technologique et économique actuelle, comportent une très forte dose d’« ONERA inside ».

Est-ce à cause de son lien très fort à la Défense, ou parce qu’il est principalement un organisme de recherche très amont, le rôle et les apports de l’ONERA sont très peu connus. Je m’efforce, depuis mon arrivée à la présidence de l’ONERA mi-2014, d’inverser cette tendance. À la veille des soixante-dix ans de notre établissement de recherche, il m’a semblé important de faire, ou refaire, découvrir un certain nombre de pépites passées, présentes et à venir, nées de l’excellence de nos équipes.

Sans recherche, plus de programmes

Les recherches menées par l’ONERA ont contribué à façonner notre industrie aéronautique et spatiale, civile et militaire, et à ses succès passés et présents. La mission confiée par l’État a donc été bien remplie, et nous comptons bien continuer à ce qu’il en soit ainsi.

Nos industriels rappellent souvent que leurs programmes s’inscrivent dans des cycles longs qui nécessitent de bien préparer, et donc de soutenir financièrement, également dans la durée, les technologies nécessaires. Ils rappellent, à juste titre, que « sans technologies il n’y aura plus de programmes », précisant parfois que c’est une question de distance et de vitesse de la lumière. Je suis parfaitement d’accord avec cette affirmation, qu’il faut toutefois compléter par « sans recherche pas de technologies ». Il est donc fondamental de soutenir également celle-ci.

Je vous invite maintenant à venir découvrir ou redécouvrir la source de cette lumière, qu’elle soit passée,
présente, et souhaitons-le à venir, des succès et de l’excellence de notre secteur.

Découvrir les pépites