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Quand l’ONERA propose des concepts novateurs pour des besoins stratégiques

La veille spatiale française ne s’endort jamais

Pourquoi surveiller l’espace ? Parce que tous les jours, des milliers de satellites ou objets de plus de 10 centimètres orbitent autour de la Terre. Parmi eux, des satellites espions et des débris qui font peser des risques de collisions. Avant les années 90, seuls les Américains et les Russes disposaient d’un système de veille spatiale. La France, grâce à l’ONERA, a rejoint ce club très fermé depuis 2002.

Développé sous contrat du Ministère de la Défense, le système Graves (Grand réseau adapté à la veille spatiale), composé d’un radar dédié et d’un traitement automatisé, assure en toute autonomie la création et la mise à jour d’une base de données de trajectoires d’objets observés.

Grâce à sa multidisciplinarité – radars, environnement spatial, modélisation et analyse orbitales – l’ONERA a conçu de A à Z un système qui détecte mais aussi reconnait et identifie les objets. Une contribution décisive à la souveraineté de la France.

Depuis 2005, Graves, opéré par l’Armée de l’Air, observe et catalogue des milliers d’objets. Réactif, le système détecte tout changement de situation en moins de 24h.

 

 

 

Un moyen économique qui fait de grandes choses

Comparé aux systèmes américains dont le budget se compte en milliards de dollars, le système français Graves n’a coûté « que » 35 millions d’euros et il voit la plupart des satellites d’intérêt. En plus d’une conception économique, c’est le prototype de démonstration ONERA qui a été transformé à peu de frais en système opérationnel pour la Défense ! En outre, Graves peut se targuer d’être respectueux de son environnement radioélectrique puisque son fonctionnement par fréquence unique n’engendre quasiment pas de pollution des ondes.

La performance du système Graves, son coût optimal et sa discrétion ont conquis les états-majors : l’ONERA est mandaté pour pérenniser le système Graves et le mettre à niveau pour répondre aux nouveaux besoins de la Défense.

05.10.2015