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Théoriciens et expérimentateurs sont sur le front de la réduction de traînée

La guerre à la traînée n’est jamais terminée

En vol de croisière, la poussée des moteurs est exactement égale et opposée à la traînée, synthèse des forces aérodynamiques qui s’opposent à l’avancement. Aussi, toute action permettant d'en réduire une fraction se traduit par une moindre consommation de kérosène, ce qui est à la fois plus économique pour l’exploitant et plus respectueux de l'environnement.

La réduction de la traînée a mobilisé des générations de chercheurs à l’ONERA. Des avions qui sont les plus sobres et performants au monde sont la meilleure récompense à leur réussite.

Après des travaux sur la forme (allongement, winglets), puis sur l’état de surface (riblets, « peau de requin »), ceux menés aujourd’hui sur le contrôle d’écoulement (pour empêcher l’écoulement de devenir turbulent, pour le dévier, pour l’empêcher de se décoller de la paroi…) ouvrent les plus belles perspectives.

 

 

 

 

 


FFD ou l’extraction intelligente de la traînée

La traînée d’un aéronef résulte de plusieurs phénomènes créant de la résistance à l’avancement : effets de la forme de l’aile et de la répartition de portance (traînée induite), effets de viscosité (frottement, pression…), effets de compressibilité (pour les vitesses proches de la vitesse du son).

Le logiciel FFD (Far Field Drag) opère sur le champ d’écoulement autour d’un aéronef obtenu par une simulation numérique du type Elsa. Il calcule les différentes contributions de la traînée à partir des effets de l’aéronef sur le fluide. La décomposition obtenue a un réel sens physique et est très utile aux concepteurs de formes. Elle permet aussi d’identifier les sources locales de traînée.

La famille de logiciels FFD est couramment utilisée par les constructeurs Airbus et Dassault Aviation.

02.10.2015