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La formation par la recherche

Chaque année, l’ONERA accueille plus de 80 nouveaux doctorants répartis dans les 4 branches scientifiques : Matériaux et Structures, Mécanique des Fluides et Energétique, Physique, Traitement de l’Information et Systèmes.

Objectif : étudier un sujet amont, sur des technologies de rupture, en vue de soutenir une thèse et obtenir un doctorat. C’est à l’ONERA qu’ils vont concevoir leur futur parcours professionnel, entre recherche académique et monde industriel.

L’ONERA remplit ainsi sa mission de formation par la recherche des futurs acteurs de l’industrie et la recherche aérospatiale. Au-delà de cette mission, les doctorants sont la force vive de la politique scientifique de l’ONERA :

  • Ils apportent la diversité culturelle et la disponibilité intellectuelle indispensables pour faire émerger des idées originales et innovantes.
  • Ils participent à la recherche la plus fondamentale de l’ONERA, pour préparer l’avenir d’une recherche finalisée, avec des travaux motivés par les applications et très appréciés par l’industrie.
  • Ils participent au rayonnement de l’ONERA par les collaborations liées à leur thèse (co-financement, co-encadrement), par la dissémination de leurs travaux dans les revues scientifiques et les congrès, et par leur impact dans le monde aérospatial à l’issue de leur soutenance.

Conditions d’admission en thèse

Pour pouvoir bénéficier d’un contrat de thèse à l'ONERA, les candidats, qu'ils soient universitaires ou diplômés d’une grande école ou école d’ingénieur, doivent être titulaires d’un Master2 délivré par une université ou d’un diplôme leur permettant d’obtenir l’autorisation d’inscription en thèse par l’école doctorale.

Le diplôme de Master2 ainsi que l’autorisation d’inscription en thèse délivrée par l’Université doivent être obtenus avant le début du contrat.

Comment financer une thèse ?

Les doctorants de l’ONERA peuvent bénéficier de statuts différents et de contrats de travail variés avec des financements à 100 % ONERA, des financements extérieurs (thèses CIFRE, industrielles,…) ou encore des cofinancements avec des bourses DGA, CNES, Régions, ANR,…

Quand faut-il candidater ?

Les sujets de thèse sont disponibles à partir de décembre sur notre site web dans la rubrique « Propositions de thèses ». La date limite de dépôt des dossiers varie selon le mode de financement de la thèse. Pour tout renseignement sur le poste, il convient de contacter directement le responsable concerné. Pour postuler, lui envoyer un curriculum vitae et une lettre de motivation.

L’attribution d’un contrat de thèse ONERA intervient après avis favorable de la Commission de sélection présidée par le Directeur Scientifique Général de l'ONERA, qui se réunit durant la dernière quinzaine de juin.

Les thèses débutent majoritairement au mois d’octobre de l’année en cours.

Quelles sont les perspectives de recrutement après la thèse ?

Si certains jeunes chercheurs poursuivent leur carrière au sein de l’ONERA, ils s’orientent majoritairement vers l’industrie, ou encore partent en post-doctorat. Quelques statistiques pour en savoir plus.

Découvrez trois témoignages de doctorants et jeunes scientifiques:
Marina Gruet et Benjamin Rivière.

 

 

 


Marina Gruet, doctorante de première année au DESP : à l’ONERA, j’ai toutes les cartes en main pour faire une thèse

Marina Gruet, doctorante de première année au DESP : à l’ONERA, j’ai toutes les cartes en main pour faire une thèseTitulaire d’un Master pro « techniques spatiales et instrumentation » de l'Université Paul Sabatier à Toulouse, j’ai travaillé chez Astrium avant de postuler à l’ONERA.

Au DESP depuis septembre 2015, je travaille sur la prédiction de la dynamique des ceintures de radiation à partir de l'indice magnétosphèrique alpha _m. Cela consiste à développer un réseau de neurones pour calculer l'impact de l'activité solaire sur différentes orbites terrestres et un indice magnétosphérique pour quantifier l'importance de cette activité.

La finalité de cette thèse est d’améliorer notre connaissance de la météorologie spatiale qui impacte les transmissions satellitaires et influe sur le comportement des satellites. C’est à la fois une thèse très amont et applicative, dont les résultats seront utiles à la recherche mais aussi à l’industrie, c’est ce qui me plaît. Je vais travailler avec Nathalie Bartoli, qui est experte en réseau de neurones au DCPS, et avec mes collègues spécialisés dans l’environnement spatial au DESP, dont ma directrice de thèse Sandrine Rochel.

L’Institut de Recherches en Astrophysique et Planétologie m’apportera son support pour le développement mathématique du modèle statistique de réseau de neurones et pour celui de l’indice magnétosphérique.  Avoir un pied aussi bien dans l’industrie que dans la recherche grâce au concours du CNES, de l’ONERA et de l’IRAP, c’est ce que j’ai toujours voulu faire ! Lorsque je me suis documentée pour candidater, choisir l’ONERA m’est apparu comme un très bon compromis entre recherche et industrie.

Pour ce qui est de mon intégration à l’ONERA, j’ai été vraiment très surprise. Tout est mis en œuvre pour réaliser notre thèse dans les meilleures conditions possibles. Les doctorants ont toutes les cartes en main pour se concentrer sur leur sujet pendant trois ans, pour rencontrer des chercheurs aussi bien à l’ONERA qu’à l’extérieur, pour monter en compétence. C’est ce qui me manquait dans l’industrie où tout était dédié à la conduite de projets dans un temps contraint.

Mais cette expérience m’a permis d’acquérir une bonne méthode que je vais appliquer à ma thèse, pour la mener à terme.

 

Benjamin Rivière, ex-doctorant au DEMR, salarié chez Thales Systèmes Aéroportés S.A

Benjamin Rivière, ex-doctorant au DEMR, salarié chez Thales Systèmes Aéroportés S.ALes thèses ONERA sont une très bonne préparation aux problématiques des industriels

Je travaille chez Thales Systèmes Aéroportés à Elancourt depuis le 1er juillet 2015, en tant qu’’ingénieur Antenne et Hyperfréquences. Je suis chargé de la conception d’antenne radar et je travaille également sur les problématiques de furtivité d’avions militaires de nouvelle génération. Cette activité est très proche du sujet de ma thèse et il est sûr que sans elle, je n’aurais pas pu obtenir cet emploi.

J’ai quitté l’ONERA le 30 juin, soit trois mois avant la fin de ma thèse, que j'ai soutenue le 8 décembre 2015 à huis clos, car mon sujet est devenu confidentiel à la demande de l’ONERA. J’ai postulé en ligne, très classiquement, au mois de novembre 2014 et j’ai obtenu une promesse d’embauche ferme 4 mois après. Ce que m’a apporté la thèse à l’ONERA ? Des méthodes de travail, de l’autonomie, et des connaissances très poussées dans mon domaine de recherche, qui m’ont permis de me spécialiser en antennes.

C’est aussi une très bonne préparation aux problématiques des industriels, et je pense que c’est ce qui a aussi séduit Thales lors de mon recrutement, car les thèses ONERA sont très applicatives, comparativement aux thèses universitaires. La seule chose à améliorer dans la formation des doctorants de l’ONERA, c’est selon moi, une sensibilisation plus poussée à la tenue des coûts et délais, un besoin crucial pour les industriels.